La réponse en quelques mots
En darija marocain, dyal relie un objet à son propriétaire. L-ktab dyal Sara signifie « le livre de Sara » ; l-ktab dyali signifie « mon livre ». Les formes dyali, dyalk, dyalu, dyalha, dyalna, dyalkum, dyalhum indiquent respectivement « à moi, à toi, à lui, à elle, à nous, à vous, à eux ou elles ».
Dyali, dyalk et les autres formes
| Français | Darija | Exemple avec « livre » |
|---|---|---|
| Mon / à moi | dyali | l-ktab dyali |
| Ton / à toi | dyalk | l-ktab dyalk |
| Son / à lui | dyalu | l-ktab dyalu |
| Son / à elle | dyalha | l-ktab dyalha |
| Notre / à nous | dyalna | l-ktab dyalna |
| Votre / à vous (plusieurs personnes) | dyalkum | l-ktab dyalkum |
| Leur / à eux ou elles | dyalhum | l-ktab dyalhum |
La terminaison indique le propriétaire. Elle ne se choisit pas selon le genre de l’objet. Les deux formes traduites par « son » distinguent donc le propriétaire masculin du propriétaire féminin. Cette différence peut être importante pour comprendre de qui on parle.
Construire une phrase avec dyal
Le modèle de départ est : nom avec son article + dyal + nom de la personne. Par exemple, l-ktab dyal Sara désigne le livre de Sara. Quand le propriétaire est déjà connu, on utilise la forme correspondante : l-ktab dyalha.
L’article peut s’entendre comme l- ou par le redoublement de la consonne suivante. C’est pourquoi tous les exemples ne commencent pas visuellement de la même manière. Apprenez le nom avec son article et sa prononciation, puis ajoutez la possession.
On peut aussi identifier un objet sans répéter tout le nom : hada dyali signifie « ceci est à moi ». Pour dire « ceci n’est pas à moi », utilisez hada mashi dyali. Le guide de la négation explique ce deuxième modèle.
Pourquoi voit-on aussi des terminaisons attachées au nom ?
Le darija permet également d’attacher un suffixe directement à certains noms. Avec ktab (« livre »), ktabi signifie « mon livre », comme l-ktab dyali. Ce sont deux constructions de possession à reconnaître, pas deux mots à additionner.
Vous connaissez peut-être déjà smiti (« mon nom »), smitk (« ton nom ») ou khuya (« mon frère »). Les terminaisons peuvent entraîner un changement dans la forme du nom, notamment pour certains mots qui se terminent par une voyelle. Évitez de fabriquer tous les noms sur le seul modèle de ktabi.
Pour débuter, prenez quelques expressions fréquentes dans le vocabulaire de la famille et dans le guide pour se présenter. Vérifiez ensuite la forme complète que vous souhaitez utiliser.
Comment demander « à qui est ce livre » ?
Dyal mn had l-ktab ? demande « à qui est ce livre ? ». Vous pouvez répondre dyali (« à moi »), dyal Sara (« à Sara ») ou mashi dyali (« ce n’est pas à moi »). L’objet est déjà identifié par la question ; une réponse courte devient possible.
Ne confondez pas cette question avec « qui ? » tout seul. Ici, on cherche un propriétaire. Le guide des mots interrogatifs permet de comparer une question sur une personne, un lieu et une appartenance.
Exercices : retrouvez le propriétaire
- Le livre appartient à Sara : complétez l-ktab … Sara.
- Vous dites que le livre est à vous : complétez l-ktab ….
- Le livre appartient à une femme déjà mentionnée : choisissez dyalu ou dyalha.
- Vous dites que l’objet n’est pas à vous : complétez hada … dyali.
Voir la correction
- L-ktab dyal Sara.
- L-ktab dyali.
- Dyalha. La terminaison indique la propriétaire.
- Hada mashi dyali.
Refaites l’exercice à deux avec un objet réel. Changez le propriétaire à chaque tour et posez la question avant de répondre. Cette variation vous aide à distinguer le sens de chaque terminaison.
Questions fréquentes
Dyali veut-il dire « mon » ou « à moi » ?
Les deux traductions sont possibles selon la phrase : l-ktab dyali signifie « mon livre », tandis que hada dyali signifie « ceci est à moi ».
Dyalk change-t-il selon la personne à qui l’on parle ?
Dans le tableau de départ du manuel du Peace Corps, dyalk correspond au singulier et dyalkum à plusieurs personnes. Les réalisations et transcriptions peuvent varier ; gardez les expressions apprises avec leur contexte.
Sources et méthode
Repères grammaticaux vérifiés dans Moroccan Arabic Textbook, Peace Corps Morocco, édition 2011, pages imprimées 8, 13 et 17. Les explications, la sélection des exemples et les exercices de cette page sont une adaptation pédagogique de SayDarija ; ils ne constituent pas une évaluation officielle du Peace Corps.
La transcription est simplifiée pour les débutants. Les usages et les graphies varient selon les locuteurs et les régions. Cette page n’a pas fait l’objet d’une validation indépendante par un enseignant ; pour signaler une erreur ou proposer un usage régional, contactez SayDarija.